Oui, j’envoie encore des cartes de Noël par la poste

Depuis cinq ans, j’envoie des cartes de Noël pour… Noël (!).
C’est devenu un rituel. Chaque année, je fais le visuel moi-même : parfois une photo, parfois une illustration, mais toujours quelque chose que j’ai créé. J’en poste entre 30 et 60, selon les années.

Le temps des fêtes reste, pour moi, le meilleur prétexte pour rappeler à mes proches et à ma famille qu’ils comptent. Sans raison particulière. Juste parce que.

Cette année, j’ai ressorti la tablette graphique. J’ai dessiné une carte avec deux mascottes : une canne de bonbon et une tourtière, une vraie tourtière du Lac, évidemment. La mode des mascottes est peut-être en train de s’essouffler, mais j’ai encore un faible pour les personnages cartoons et pour l’idée d’anthropomorphiser des objets. Ça ne se justifie pas toujours rationnellement, mais ça me fait sourire.

Visuellement, j’avais envie de quelque chose de rétro : un papier un peu jauni, une palette limitée au vert et au rouge, et un effet d’impression artisanale, en superposant légèrement les couches de couleur, comme si ça avait été imprimé à la main.

Côté pratique, impression et timbres inclus, je descends rarement sous la barre des 150 $. Oh, je le vois comme un double plaisir : une marque d’attention pour les gens que j’aime et une excuse parfaitement valable pour créer un visuel qui me plaît, sans objectif, sans client, sans compromis.

Et honnêtement, recevoir une vraie carte par la poste, en 2025, ça reste quelque chose.